mercredi 5 janvier 2011

Une année intense

Les agapes des fêtes de Noël et de Nouvel An désormais passé, il est temps pour nous de regarder une dernière fois en arrière vers l'an 2010.
Ce fut une année intense, tout à la fois en terme d'émotions, en terme de mobilisation, qu'en terme de "travail" ....


La SNS 119 "Notre Dame des Aouzils II"
Qui d'entre nous, d'entre vous, n'a pas souvenir de l'émotion, de la déchirure lié à la perte si rapide et imprévue de notre chère SNS 119 "Notre Dame des Aouzils II" ?

Ces moments entourant le 14 février 2010, jour fatidique du départ après trente années passé à Gruissan, furent les seuls auxquels j'ai pu voir des larmes dans les yeux de mes camarades équipiers, c'est vous dire l'intensité avec laquelle nous fûmes, et sommes toujours, marqués.
La SNS 117 "La Bonne Mère"

Mais il fallait continuer, aller de l'avant, et c'est donc avec énormément de plaisir que nous avons accueilli celle que l'on surnomme, dans le milieu des équipages qui ont navigués à son bord, "La Grosse", splendide et imposante vedette de 16 mètres, la SNS 117 "La Bonne Mère".

Malgré les regrets du départ de la 119, nous étions tous satisfait de pouvoir continuer, grâce à la 117, notre mission de sauvegarde des vies humaines en mer.


Une année intense également du fait de la mobilisation et de la solidarité que tous avez su initier et développer à nos côtés afin de nous permettre de parvenir à "boucler" notre partie de budget lié à l'acquisition de la SNS 202 "Notre Dame des Auzils III".

La Musique des Équipages de la Flotte
Que ce soit en multipliant vos dons, en organisant manifestations diverses et variées (citons entre autre les concerts de la Musique des Équipages de la Flotte de Toulon initiés par le Lions Club Narbonne Doyen, les soirées chants et crêpes d'ArVag Grussanot, ...), ou bien encore en nous apportant un soutien logistique ; vous avez su nous montrer que la solidarité des Gens de Mer n'était pas un vain mot ici en Terres de Méditerranée.
Nous avons ressenti cet élan et vous en remercions chaleureusement.


La SNS 117 en exercice avec le CFI Albi
Enfin une année intense en terme de "travail" (c'est qu'à l'équipage on n'aime pas trop travailler ^^, Nda) puisqu'il nous a fallu mettre les bouchées doubles afin de mener à bien notre principal objectif  :
être opérationnel !
Un Bosco à la mer !


Ce sont effectivement de nombreuses heures passées par l'équipage à bichonner notre "nouvelle" vedette (la 117 date de 1977), à s'assurer que nous maitrisions parfaitement des gestes qu'il a fallu adapter pour certains (dont la technique de passage de remorque), à parfaire la formation des plus jeunes (à bord) d'entre nous, ...

Saluons d'ailleurs l'arrivée cette année de Roger2, Gilbert et Stéphane, trois nouveaux membres d'équipage qui ont rapidement su s'adapter et s'intégrer au sein de la station.

Martine & Chantal fidèles au poste !
Rappelons nous également que de nombreuses choses ne seraient pas possible à la station de sauvetage S.N.S.M. de Gruissan sans la présence de celles qui sont aussi de l'équipage en mettant régulièrement la main à la pâte. Je veux ici saluer les épouses, compagnes, amies des membres de la station qui s'unissent derrière nous (devant souvent lors des portes ouvertes ^^, Nda) et apportent une note fraiche et sympathique à cet équipage parfois quelque peu "macho".


Terminons cet article (que j'avais souhaité court xD, Nda) en dressant l'habituel bilan chiffré :

SNS 117 en opération de remorquage
Nous sommes intervenus pour 15 sorties de sauvetage, c'est à dire guère plus qu'en 2009 (13) mais bien moins que les autres années depuis l'an 2000 (entre 30 et 45).

Nous comptabilisons également 15 sorties pour exercice, 2 sorties pour dispersion de cendres, 2 transits maritimes, 13 sorties pour essais et manifestations diverses et 1 sortie pour fausse alerte.

Finalisons ces quelques chiffres en notant que l'année 2010 a vue notre vedette et son équipage porter assistance à 10 navires, 2 jet skis, 1 planche à voile et un total de 21 personnes dont 7 ont été sauvées d'une mort certaine.


L'année 2011 se dévoile désormais avec, certainement de nouveau, d'intenses activités liées à l'arrivée, très prochaine, de la SNS 202 "Notre Dame des Auzils III"...

La SNS 202 "Notre Dame des Auzils III"
Meilleurs Vœux à toutes et tous !
D.V.

Crédits photos : SNSM Gruissan, Gilbert Corbières, Ours Polaire Valloire

samedi 1 janvier 2011

2010 vient de chavirer, au secours !!!

À l'aube du Nouvel An, l'ensemble de l'équipage de la S.N.S.M. de Gruissan est heureux de vous présenter ses vœux les plus chaleureux pour une année exceptionnelle.

Que vous souhaiter de mieux que la santé dans votre vie, la prospérité dans vos affaires, de joie et de gaieté, d'amour, de projets, de rencontres et de belles surprises tout au long de cette Nouvelle Année.

Nous nous  réjouissons d’ores et déjà de vivre cette nouvelle année avec l'arrivée prochaine de notre nouvelle vedette, la SNS 202.

Voici la nouvelle année, comme un chemin qui se dévoile.
Que sur la route de vos projets, le soleil se mêle aux étoiles... 

Vive 2011 !!!

envoyé par SNSMGruissan

M.V.

samedi 18 décembre 2010

Périple Breton : à la découverte de la SNS 202

Prologue :
Tout commence un beau matin venté au poste SNSM de Gruissan. Robert, Jo et Denis s'y retrouvent et embarquent en voiture (merci Chantal) pour rallier la gare de Narbonne. Conditions météo au top : tramontane force 7 et température glaciale sur le quai. Nous avons d'ailleurs failli annuler ce voyage dans la mesure ou Denis a oublié son bonnet tagué SNSM. Par chance Robert, toujours prévenant, est en mesure de lui en prêter un.
Après quelques heures de voyage, la disparition du soleil dès Montpellier franchi, un jambon-beurre et une banane (merci Chantal), un passage éclair par le métro parisien et de studieux instants pendant lesquels nos deux mécanos étudient l'ensemble des opérations à effectuer, nous débarquons en terres de Bretagne.
Y'a bon le jambon beurre :)
Les mécanos déjà au boulot
Nous y sommes accueilli par une belle météo avec un vent nul et une température bien plus clémente que celle de Gruissan le matin même, ainsi que par notre guide, Alain Becaert, des services techniques de la SNSM, qui se charge dans un premier temps de notre transbordement jusqu'à Roscoff et nous prend en compte pour le reste de notre court séjour.
C'est le soir même que nous ferons notre première rencontre lointaine avec "Notre Dame des Auzils III". Lointaine car cette dernière est amarrée à couple d'un coquilleur,tous deux situés à une quinzaine de mètres en contrebas de notre position.
Premiers contacts lointains...
Église de Roscoff (29)


Repas, dodo, petit déjeuner, ...,
Puis direction le port pour nos premiers contacts physiques avec la 202.

A bord :
Rapide visite de la timonerie et descente directe vers le cœur du dispositif (aux dires des mécanos) la salle des machines.
Aie la tête ! Même Denis ne peut s'y tenir debout, c'est vous dire...
Pour le reste la salle des machines, le local des caisses à gasoil et le local naufragé, qui nous sont présentés en détail par une équipe du chantier Sibiril (chantier de construction), sont très bien agencés. Tout y est repéré par des marquages frappés sur des plaques inox, de nombreux espaces de rangement et équipés sont présent et occupent ainsi tous les espaces utilisables.
L'arrivée de l'électronicien à bord va alors obliger une scission de notre équipe : les mécanos restent à la machine et Denis monte à la timonerie.
Une petite partie de l'électronique de bord
Lui sont alors succinctement présentés les matériels de navigation, de transmission, de positionnement et de recherche du bord : sondeur, radar (dernier modèle) avec prise en compte des cibles AIS et ARPA, cartographie informatique sous logiciel Maxsea, 2 radios VHF fixes dont une couplé AIS, VHF portable, radio-goniomètre, ... Tout cela accompagné de la même quantité de livres de chevet sans trop d'images, en somme de quoi s'occuper un peu lors des soirées d'hiver.
Pendant ce temps Robert et Jo sont sortis de la machine et ont entamés un tour des équipements extérieurs de la vedette tout comme ils ont commencés la mise en œuvre des procédures incendie et asséchement.
Midi est largement dépassé lorsque nous en terminons avec le programme de cette matinée et il reste bien du travail à faire avant que de n'effectuer nos premiers essais en mer.

Parole du "Gaulois", marin Roscovite :
« tu vois mon gars quand l'eau est verte comme ça ici, ça veut dire qu'il va pas faire bon à la mer d'ici à quelques heures... » (ce qui somme toute nous arrange pas mal :) )
"Le Gaulois"

Intermède :
C'est bien plus compliqué de prendre la mer en Bretagne que par chez nous avec cette idée qu'ils ont de la vider et de la remplir plusieurs fois par jour.
J'en avais bien quelques souvenirs, Maman est Bretonne de pas très loin, et à la réflexion je pense que c'est un truc qu'ils ont inventés pour attirer les touristes...

A bord :
Début d'après-midi humide et froid. Le vent a même enfin fait son entrée...
Et suite de notre découverte de la SNS 202 avec fin de la procédure incendie (motopompe) et les procédures de mouillage, de mise en œuvre de la barre franche et de mise en œuvre du zodiac.
L'inventaire complet des équipements est la dernière activité à laquelle nous nous livrons à quai.


Vient alors le moment tant attendu : les essais à la mer avec à la barre de la vedette "le Gaulois", charismatique et sympathique personnage.
Sensations encore bien inhabituelles pour le bout d'équipage Gruissanais :
- on se sent haut sur l'eau et bien proche à la fois vu la vitesse à laquelle on voit arriver les vagues du fait de la situation très avancé de la timonerie ;
- confort (ben si, on a tout de même testé les sièges) et silence sont au rendez-vous ;
- vitesse de déplacement bien supérieure à celle de la 119 comme de la 117 (24,5 nœuds lors de notre essai).
Sensations bien plus habituelles de not'bout d'équipage :
- puissance des moteurs, maniabilité et motricité sont au rendez-vous ;
- passage à la mer efficace et passage travers à la mer "confortable" certainement du fait de la largeur importante de cette vedette, par houle de 2,5 à 3 mètres et vent 5/6.

En conclusion un essai bien satisfaisant vu les conditions de mer même si nous sommes désormais plus qu'impatients de réaliser ces mêmes essais en Méditerranée avec nos vagues serrées et cassantes.
Un bateau bien agencé, optimisé pour le travail à la mer et une véritable usine à gaz en ce qui concerne l'électronique embarquée.

Quelques chiffres à propos de la SNS 202 :
- 2 moteurs Boni Sisu 410 chevaux ;
- déjaugeage à 17,5 noeuds / 1800 tours ;
- 0 à 24 nœuds en 48 secondes ;
- 25 nœuds à 0 en 15 mètres (y'a plus qu'intérêt à se tenir) ;
- autonomie de 10 heures à 1800 tours soit environ 190 milles nautiques (donnée très théorique puisque fonction du travail à accomplir et des conditions de mer).

Fin d'une journée dont nous sortons avec nombreuses informations et la tête bien "confite".
La SNS 202 au mouillage
Repas, dodo, petit déjeuner, ...,
Puis direction Carantec pour une visite du chantier Sibiril ou nous serons sympathiquement accueillis par M. Sibiril et son épouse.
Sans oublier un dernier regard sur "Notre Dame des Auzils III" revenue à proximité du chantier et au mouillage dans la Penzé (fleuve côtier du Léon).
Notre Dame des Auzils III
Enfin, route touristique jusqu'à Morlaix ou la SNCF doit nous prendre en compte jusqu'à nos pénates Gruissanaises...

SNS 202, Jo, Denis, Robert
D.V.
Photos : SNSM Gruissan

samedi 11 décembre 2010

Plans de la SNS 202

Dans l'attente de recevoir la nouvelle vedette "Notre Dame des Auzils III" (prévue pour janvier) et de mettre en ligne des photographies, voici des plans de la V2NG.








M.V.

lundi 6 décembre 2010

Ca faisait bien longtemps...

Gilbert, notre reporter-caméraman-équipier-cascadeur est de retour à notre bord après quelques vacances bien méritées. Il a même fait l'acquisition d'un tout nouvel appareil : étanche jusqu'à 10 mètres et antichoc !
Comme vous pourrez le constater, étanche c'est bien mais antichoc c'est mieux !

Mais bon, voilà que je m'égare, place aux deux nouvelles vidéos :

et


Bonne lecture !
D.V.

lundi 29 novembre 2010

Elle est à l'eau.

C'est ce matin qu'avaient lieu les premiers essais de la SNS202 "Notre Dame des Auzils III" qui doit, une fois la campagne d'essais terminée et validée, venir équiper notre station de sauvetage.

Avant que de n'être en mesure de vous donner nos exactes sensations à bord voici un rappel de ce qu'est cette Vedette de 2ième classe de Nouvelle Génération (V2NG) :

"Construite par le chantier SIBIRIL de Carantec, la V2NG de 11 mètres 95 est, d'après son architecte, l'impossible bateau...
Propulsé par deux moteurs Baudouin de 410 chevaux et d'un déplacement de 13,5 tonnes elle atteint la vitesse de 25 nœuds. Insubmersible, avec une forte capacité d'autoredressabilité, sa plage arrière est équipée d'une rampe de mise à l'eau, d'un Zodiac embarqué et prêt à l'emploi. L'ergonomie générale vise à optimiser les fonctions « conduite du navire » et l'accueil d'un naufragé à traiter médicalement."

Et quelques éléments rapportés par notre Patron lors des essais qu'il a effectué avec le prototype de cette série, la SNS200 "Pays de Retz" :

"Dès la montée à bord, la différence de largeur avec la 119 surprend, 4,20 m de maître bau. La différence de hauteur de franc bord également. En fait dès le 1er tour sur le pont tout est différent par rapport à notre bonne vieille vedette.
Passons à l'intérieur.
Timonerie toute en longueur, largement vitrée. Porte d'accès à l'arrière, sièges individuels réglables pour l'équipage, poste de pilotage type guerre des étoiles. Que d'électronique !!!
Au fait, Robert à disparu depuis notre arrivée à bord, je le retrouve à la machine en compagnie de son alter ego. Les "mécanifous" sont aux anges et caressent les moteurs de regards amoureux. Seule fausse note, Robert sera obligé de faire un petit régime pour se mouvoir à la machine, la place manque par rapport à la 119 dans ce compartiment moteur.
...
Dimanche matin : Journée essais en mer. Un solide petit dèj et nous sommes partis.
Météo trop clémente à mon goût on va voir ce que la belle à dans le ventre. Sortie du quai, manœuvrabilité sans problème, commande moteur répondent bien, sortie du port, mise en température des moteurs (Robert surveille) puis montée en régime progressive. Vitesse max 27 noeuds (c'est un avion), conso euh ! l'ordi du bord me donnait 83l/h par moteur.
Virages serrés enchaînes bâbord et tribord le canot vire à plat sans gîte. Grand silence de fonctionnement (par rapport à la 119) les ventilateurs sont plus bruyant que les moteurs.
Mes craintes, quand au passage par mer formée, ont été effacé à la vue de la forme de la carène. L'équipage de Pornic à eu le loisir de l'éprouver en ramenant la vedette depuis Carentec jusqu'à chez eux. (tour de la pointe Bretagne, avec des vent de force 8 et mer 4 à 5).
Bilan :
. + Beau bateau optimisé pour le travail à la mer. Zodiac embarqué, potence de levage, couchettes pratiques pour le traitement des naufragés. Larges passavants
. - "Usine à gaz" au niveau de l'électronique embarquée."

Rappelons également que ce nouveau moyen de sauvetage à un coût de 455 000 euros et que rien n'aurait été possible sans la mobilisation dont vous, donateurs, adhérents, sympathisants, associations, entreprises avez fait fait preuve.

D.V.

Photos : CN SIBIRIL

vendredi 5 novembre 2010

Stage amaringe avec le CFI d'Albi - 31/10/2010 -

Au lendemain de l'inauguration du semi-rigide du centre de formation et d'intervention d'Albi, baptisé "Jean Carbonel" en mémoire à notre ancien Patron-Président de station, s'est déroulé le premier stage d'amarinage de la session sur nos plages gruissanaises.

Réunis pour 9h au poste de la station locale, c'est sous une ambiance festive que nos jeunes et futurs sauveteurs se sont équipés.

Formés par groupes, un premier nous a rejoint à bord de la SNS 117 pour une visite approfondie sur  l'équipement présent sur la vedette (VHF, Radar, matériel médical et incendie...)

Après environ 2 mois de formation, ce fut l'occasion pour certaines personnes de la session de prendre la mer pour la première fois.

Malgré une mer agitée, nous franchissons la passe mais, par mesure de sécurité, au vu du nombre de personnes embarquées, le chemin inverse fut une sage décision. Ce qui n'aura tout de même pas empêché les apprentis de prendre la température de l'eau !

De retour face à la plage de Mateille, nous embarquions de nouveaux groupes sur le pont de "La Bonne Mère", répartis en trois secteurs : la poupe, la timonerie et la proue pour de nouvelles visites guidées.

Au tour de l'équipage bénévole de Gruissan de tester le Zodiac du CFI, le fameux "Jean Carbonel",  propulsé par un moteur Yamaha de 115cv.

Midi approchant, nous laissons les élèves du centre poursuivre leur formation et repartons à quai.
Arrivées en plage et natation étaient au programme ce jour.

 Ce stage aura permis aux nouveaux sauveteurs de mettre en pratique un ensemble de savoir-faire nécessaires à leur future mission de surveillance des plages de l' hexagone.




M.V.

lundi 1 novembre 2010

En mémoire à Jean CARBONEL ...


Bien que la station de Gruissan vienne de perdre son emblématique Patron-Président, Jean Carbonel, décédé le 27 mai 2009 après plus de quarante années de services, l'équipage garde toujours un œil sur lui. (voir article du 28 mai 2009)

C'est ainsi qu'en sa mémoire nous avions décidé il y a quelques mois de baptiser notre poste " Poste Jean Carbonel ".

C'est ce samedi 30 Octobre qu'a eut lieu une émouvante cérémonie qui a réunit le CFI d'Albi (Centre de formation et d'Intervention) et la Station de sauvetage de Gruissan autour de la famille de Jean Carbonel.

Le centre de formation de sauvetage Albigeois, venant d'acquérir un nouveau semi rigide pour le passage du permis bateau côtier de ses futurs Sauveteurs a donc décidé de le baptiser " Jean Carbonel " en sa mémoire. Il était bien naturel qu'un moyen nautique de notre association porte son nom...

Il est vrai que l'histoire du CFI d'Albi est très liée à Monsieur Carbonel ainsi qu'à Gruissan puisque que c'est une rencontre entre "le maître à bord" et le premier directeur du CFI Albi qui est à l'origine de la création du centre en 1986.

Des discours furent prononcés par le directeur du centre Albigeois ainsi que par notre Président (Labatut Louis) et notre Patron actuel (Marco Georges). S'en est suivi le verre de l'amitié à l'intérieur du poste.

Sur demande des formateurs, Vanhersecker  Maxence (Canotier de la station de Gruissan) a effectué une visite guidée de la vedette SNS 117 " La Bonne Mère " avec les stagiaires. Une fois sur la proue du navire, nous avons aperçu un navire s'approchant ...


Il s'agissait de la vedette " Gema Corbières ", la SNS 133 de nos amis de la station de Port-La-Nouvelle. Occasion à tous ces jeunes et futurs Sauveteurs de visiter une vedette plus récente, dans l'attente de pouvoir travailler avec celle de Gruissan, dont l'arrivée est prévue en fin d'année.


Le baptême du SRMN (semi rigide marine Nationale) au nom de "Jean Carbonel" , un geste fort pour la famille Carbonel, une reconnaissance pour la famille SNSM !!!

M.V.

lundi 25 octobre 2010

Un véliplanchiste par vent NO 9 - mer 5

Lundi 25 octobre 2010, 15h12, la station SNSM de Gruissan est engagée par le CROSS MED pour aller à la recherche d'un véliplanchiste en difficulté entre Gruissan et Port la Nouvelle.
La SNS 117 "La Bonne Mère" et son équipage appareillent à 15h20 et franchissent la passe à 15h25.
La tramontane est franchement établie à 45 nœuds avec des raffales à plus de 50 nœuds, la mer est forte avec des creux de 2,5 à 4 mètres à moins d'un mille des côtes et la visibilité est réduite du fait des embruns projetés.
Nous ferons une route en direction du Sud vers Port-la-Nouvelle pour une distance d'un demi nautique de la côte jusqu'à un tanker au mouillage face à Port-la-Nouvelle. De ce point, en accord avec le Cross, un témoin à terre et une veille effectuée par le pilote se trouvant à bord du tanker nous ferons une route inverse cap au Nord dans des conditions de mer très difficiles.
A 16h10 le pilote embarqué sur le pétrolier nous signale avoir aperçu le véliplanchiste et nous faisons route sur la position par V.H.F.
C'est 9 minutes plus tard que nous apercevons le véliplanchiste entre deux vagues. Ce dernier se tient assis sur le flotteur et semble très fatigué.
L'homme, âgé d'une cinquantaine d'années, est hissé à notre bord dans des conditions difficiles à 16h23 et un premier bilan de santé est effectué pendant que nous récupérons le matériel.
Le cap est mis sur le port de Gruissan ou nous stoppons à quai avec le naufragé à 17h02.
Ce dernier en est quitte pour une belle frayeur et se rend compte de la chance d'avoir été récupéré à temps.

D.V.